Colloque (Appel à communications) : Tribulations philosophiques et politiques de l’intérêt général (1755-2013), 25-26 avril 2014, Grenoble (France)

Les 25 et 26 avril 2014, un colloque ayant pour thème  les « Tribulations philosophiques et politiques de l’intérêt général (1755-2013) » sera organisé à Grenoble. Les propositions dopivent être envoyées exclusivement en français.

L’intérêt général peut apparaître comme un concept essentiel du républicanisme français, d’abord parce qu’à travers la notion juridique de « volonté générale », il fait partie intégrante de l’univers du droit public, mais aussi, plus simplement, parce qu’il a la chose publique ou la chose commune comme objet. On pourrait évidemment trouver les traces d’un intérêt commun dans beaucoup d’autres traditions, apparemment hétérogènes, y compris chez les libéraux écossais comme A. Smith. Cela n’est pas sans poser la question de l’éventuelle spécificité d’un intérêt général par rapport aux autres formes de l’intérêt commun, de sa réductibilité ou non à la somme des intérêts particuliers.

La notion d’intérêt général a cependant fait l’objet de critiques, au-delà de la sphère d’influence libérale, et particulièrement dans la tradition marxiste ou marxienne, bien qu’il n’est pas exclu que l’intérêt du prolétariat, comme classe universelle, puisse y tenir lieu d’idéal pour une société ordonnée autour de ce qui prendrait, là encore, la forme d’un intérêt ou d’un bien commun.

L’existence en France d’une pensée de l’Etat comme garant de l’intérêt général, l’importance des services publics et de l’imposition que beaucoup critiquent et considèrent comme une originalité française à promouvoir ou à bannir, semblent plaider dans le sens d’une spécificité voire d’une exceptionnalité française issue, sans doute, de la radicalité révolutionnaire, d’une histoire spécifique des mouvements ouvriers et, plus généralement, du socialisme.

Y a-t-il encore sens aujourd’hui à parler d’intérêt général dans un contexte où les sociétés complexes semblent éclatées en une multiplicité parcellaire de réseaux ? L’intérêt général est-il mort, tué par le pluralisme de la post-modernité, ou à réinventer ?

Dans ce cadre, qui implique, on l’aura compris, de réinterroger à chaque fois le contenu même du concept d’intérêt, les propositions de communication devront s’inscrire dans un des axes suivants :
1/ Intérêt particulier et intérêt général dans la pensée « pré-libérale » et libérale
2/ Les conceptions socialistes et marxistes de l’intérêt général : entre démystification et reconceptualisation
3/ Les avatars de l’intérêt général dans le républicanisme français
4/ Regards contemporains sur la notion d’intérêt général

Pour plus d’informations, cliquez ici.

La date limite d’envoi des projets de 3000 signes est le vendredi 15 novembre 2013, à renvoyer à l’adresse : colloqueinteretgeneral@gmail.com

Comité d’organisation : Blaise Bachofen, Claire Pignol, Eric Dufour, Stéphanie Roza, Edouard Jourdain, Pierre Crétois.

Comité scientifique : Thierry Ménissier, Frédéric Brahami, Francine Markovits, Emmanuel Picavet, Bertrand Binoche, Stéphane Haber et Philippe Saltel.

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